Le VPH est très contagieux. Il importe donc de prendre toutes les mesures possibles pour vous protéger, vous et votre partenaire. Passez le message, pas le virus.

Vous êtes actif sexuellement ou non, vous avez déjà subi une infection par le VPH, ou vous en entendez parler pour la première fois. Quelle que soit votre situation, vous pouvez prendre des mesures pour vous protéger, en limitant votre risque de contracter le virus ou de le transmettre.

Le VPH peut infecter quiconque ayant eu des relations sexuelles, même sans pénétration. Le contact peau contre peau avec le pénis, le scrotum, le vagin, la vulve ou l’anus d’une personne infectée correspond au mode de transmission le plus courant. Les baisers sur les organes génitaux du partenaire ou les contacts entre la bouche et les organes génitaux peuvent aussi occasionner la transmission du VPH.

Vous pouvez être porteur du virus, sans en présenter les signes ni les symptômes. Pour cette raison, il est encore plus important de prendre des mesures pour vous protéger, vous et votre partenaire.

Il est difficile de prévenir totalement le VPH, mais il existe des moyens de réduire votre risque de le contracter.

Limitez le nombre de vos partenaires

L’abstinence de tout contact sexuel, même une activité sexuelle peau contre peau sans pénétration, est le seul moyen d’éviter complètement l’infection par le VPH. La monogamie permanente, ou le fait d’entretenir une relation avec un seul partenaire sexuel à long terme, constitue un autre moyen efficace de réduire votre risque. En fait, plus vous avez de partenaires sexuels, plus vous risquez de contracter le VPH.

Utilisez le condom

Le condom ne garantit pas une protection complète contre le VPH. En effet, on peut contracter le virus par contact peau contre peau hors de la zone couverte. Néanmoins, l’utilisation du condom s’avère une bonne stratégie de réduction du risque. Elle assure également une excellente protection contre les autres infections transmissibles sexuellement.

Cessez de fumer

Le tabagisme nuit aux capacités de l’organisme de lutter contre l’infection par le VPH. Il compte aussi parmi les facteurs d’apparition de différents cancers… et des verrues génitales.

Faites‑vous vacciner contre le VPH

La vaccination enregistre un taux d’efficacité pouvant atteindre 90 %. Elle prévient l’infection par les types de VPH qui sont responsables de la plupart des verrues génitales et des cancers liés à ce virus.

Il existe trois vaccins dont on a autorisé l’emploi au Canada. Chacun d’eux vous protège contre certaines souches du VPH :

  • Vaccin anti-VPH bivalent : protège contre les souches 16 et 18 du VPH
  • Vaccin anti-VPH quadrivalent : protège contre les souches 6, 11, 16 et 18 du VPH
  • Vaccin anti-VPH nonavalent : protège contre les souches 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58 du VPH

Le tout dernier vaccin nonavalent protège contre les neuf types de VPH que l’on sait être à l’origine d’environ 90 % des cancers du col utérin, 80 % des précancers du col utérin, 75 % des cancers et des lésions précancéreuses de la vulve, du vagin et de l’anus, et plus de 90 % des verrues génitales.

Au Canada, la vaccination anti‑VPH est autorisée pour les personnes de sexe féminin âgées de 9 à 45 ans et pour les personnes de sexe masculin âgées de 9 à 26 ans. L’efficacité des vaccins varie selon l’âge. À titre d’exemple, la recherche a révélé que la vaccination assure les meilleurs niveaux de protection (production d’anticorps) chez les filles âgées de 9 à 13 ans. Puisque la mise au point de ces vaccins visait la prévention du VPH, et non son traitement, des chercheurs affirment qu’ils atteignent leur efficacité maximale lorsqu’on les administre avant que les receveurs deviennent actifs sexuellement.

Bon nombre d’études scientifiques et d’essais cliniques ont permis d’assurer l’innocuité des vaccins anti-VPH. Les sujets qui ont pris part à ces études ont subi très peu d’effets secondaires graves. Une douleur temporaire au site d’injection correspond d’ailleurs à l’effet secondaire le plus fréquent. La vaccination anti‑VPH n’est pas recommandée dans certains cas, notamment chez les femmes enceintes ou allaitantes, ou chez les personnes qui souffrent de certains troubles sanguins ou immunitaires.

Consultez votre professionnel de la santé pour vérifier si le vaccin anti‑VPH vous convient, vous informer de ses coûts et de sa disponibilité dans votre province, ou encore poser vos questions ou exprimer vos préoccupations.

La vaccination anti-VPH n’assure aucune protection contre la grossesse ni les autres infections transmissibles sexuellement. Même si vous avez reçu un vaccin, vous devez toujours utiliser le condom pendant les relations sexuelles. Il vous protégera, en plus d’offrir un moyen de contraception efficace.

Plus on découvre rapidement les conséquences d’une infection par le VPH, meilleures sont les chances de le combattre.

Voici des moyens d’assurer le dépistage précoce de ce virus.

Dépistage du cancer du col de l’utérus 

Si vous êtes une femme, la meilleure défense contre le cancer du col utérin consiste à passer régulièrement le test de Pap ou un test de dépistage du VPH. Cet examen du col de l’utérus permet de détecter la présence de cellules anormales qui pourraient engendrer un cancer plus tard. Les femmes devraient consulter un professionnel de la santé tous les deux ans pour subir un test de dépistage du cancer du col de l’utérus, ou suivre les lignes directrices de leur province à ce sujet.

Examen médical

Le test de Pap et le test de dépistage du VPH sont offerts aux femmes seulement. Néanmoins, les médecins peuvent examiner leurs patients masculins pour déceler des verrues génitales causées par le VPH et détecter des signes des cancers du pénis, de l’anus, de la bouche et de la gorge. Les hommes ainsi que les femmes devraient passer régulièrement un examen médical, s’ils croient courir un risque de contracter le VPH ou toute autre infection transmissible sexuellement.